WE GROW FRANCE


Fonder
En 1789, lors de la Révolution française, le droit de propriété est consacré : « la propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé […] ». Elle est conçue comme l’une des conditions fondamentales de la liberté de l’individu moderne. L’une des conditions de son autonomie, de sa capacité d’initiative et de développement. Chacun peut, par ses projets, apporter sa pierre à l'édifice commun.
Dans un monde où les institutions vacillent, nous souhaitons donner à chaque personne qui le souhaite cette parcelle d’autonomie concrète et réelle que l’article 17 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 nomme « propriété ».
Une parcelle d’autonomie concrète.
À la fois patrimoniale, et architecturale.
C’est-à-dire la liberté inconditionnelle de jouir d’un chez-soi.
D’un cocon familial.
D’un jardin.
D’un potager.
D’un voisinage.
Chez Villes Vivantes, nous considérons que notre travail consiste, aujourd’hui, à aider chacun à développer cette infrastructure matérielle, qui est un support de liberté, de dignité et d’accomplissement. Une liberté opérationnelle. Située, construite, et ancrée dans le réel.
Permettre à un Français de loger ses enfants, d'accueillir un parent sur son terrain, de se créer un revenu locatif, c'est lui donner les moyens d'assumer ses choix. Lui donner les moyens de réaliser une partie de ses ambitions et, si le besoin s’en fait sentir, de pouvoir aider ses proches.
Démultiplier
La France compte quelques 20 millions de maisons construites sur 20 millions de parcelles.
Par le savoir-faire que Villes Vivantes développe, chacun de ces terrains peut être partagé, subdivisé, planté et jardiné. Chacun d’eux peut accueillir une, deux, trois ou quatre unités de logements supplémentaires. Et leurs jardins attenants.
Un logement étudiant avec terrasse, une petite maison pour un jeune couple, un plain-pied pour papi et mamie… par extension, surélévation, rénovation, reconfiguration, construction en densification.
Les options sont multiples. Leur nombre, leur pertinence et leur chance de se réaliser pour satisfaire les besoins et les aspirations des Français sont proportionnelles à notre savoir-faire.
Telle que nous la voyons aujourd'hui, à l'aune des expériences que nous avons construites ces 15 dernières années, la France des 20 millions de maisons individuelles représente au bas mot un potentiel de 40 millions de logements supplémentaires en densification douce.
40 millions de logements avec jardins privatifs peuvent être créés sans étalement urbain et sans changer fondamentalement la physionomie des lieux. C'est-à-dire plus que le nombre total de logements que compte la France en 2026 (soit 39 millions).
La France compte 30 millions de ménages. Un peu plus de la moitié des ménages (18 millions) sont propriétaires de leur résidence principale.
➔ Nous avons la place et les moyens d'être bien plus nombreux à être propriétaires de notre résidence principale.
Un peu plus de la moitié des ménages (17 millions) disposent d’un jardin privatif attenant à leur résidence principale.
➔ Nous avons la place et les moyens d'être bien plus nombreux à jouir d’un jardin privatif au quotidien.
Un peu plus d’un ménage sur dix (3 millions) est propriétaire d’une des résidences secondaires que compte le pays, lesquelles fournissent plus des deux tiers des capacités d’hébergement touristique de la France.
➔ Nous avons la place et les moyens d'être bien plus nombreux à disposer d’un espace de ressourcement au vert, dans tous les territoires de France, sous la forme d'une résidence secondaire ou d'une location courte durée.
La première des vertus d’une telle démultiplication des options pour les Français, serait que chacun pourrait vivre là où il a le besoin concret, et le désir profond, de vivre.
Cela veut dire : déplacements subis en baisse, moins d’émissions de CO2, moins d’étalement urbain, une capacité accrue de densification, d’adaptation et de transformation profonde des parties du territoire qui seront les plus densément peuplées. Et en parallèle : des opportunités de reconfiguration et de régénération pour les parties les moins denses du territoire.
Il ne s’agit pas de chercher à changer les comportements des gens.
Ni de les contraindre à réaliser des arbitrages contre nature.
Mais au contraire, d’ouvrir leurs options pour qu’ils soient plus libres.
Libres de choisir leur lieu de vie.
Mais aussi de le transformer.
De donner une forme à leur cadre de vie.
Et d’en devenir, au fond, les auteurs.
C’est aussi, et peut-être surtout, lui redonner un élan. L’élan de celui qui prend sa place dans la société, qui assume une responsabilité, qui voit le fruit de son travail prendre forme sous ses yeux — et sous ceux de ses proches. L’élan de celui qui peut, un jour, regarder ce qu'il a construit et en éprouver de la fierté. Et construire une confiance.
Nous croyons que la capacité de chacun à transformer concrètement son cadre de vie, à l’adapter pour y vivre et s’y projeter, sera l’un des leviers décisifs pour construire la France qui vient.
En passant,
➔ d’une forme de démocratie de la consultation,
➔ à une forme de démocratie de l’action.
Une démocratie au sein de laquelle les décisions d’adaptation et de transformation du cadre de vie sont distribuées de façon organique. Et accessibles au plus grand nombre.
La France, ses paysages, ses modes de vie et son économie, sont à construire plus qu’à choisir. À construire par chacun, selon ses projets. Projet par projet. À partir d’une certaine base d’autonomie, de sécurité — et de liberté.
Bâtir
Extensions de maisons.
Rénovations et reconfigurations de bâtiments existants. Surélévations.
Constructions de nouveaux logements. Divisions parcellaires.
Une parcelle à la fois.
Un projet après l’autre.
Toujours dans le sur-mesure.
Chaque année, les équipes de Villes Vivantes redonnent à 1 500 ménages français le pouvoir d’adapter, de reconfigurer et de transformer leur cadre de vie.
Notre objectif ?
Passer à 15 000 ménages accompagnés chaque année. Faire de chaque projet la réponse sur mesure à un besoin personnel. Et faire en sorte que chaque projet soit aussi une contribution à la grande transformation écologique et sociale que portent les collectivités territoriales.
Fédérer
Nous avons appelé cet urbanisme : l’urbanisme organique.
Il ne s’agit pas de concertation. Ni de participation. Ni d’une amélioration de ce qui se pratique déjà.
L’urbanisme organique, celui que nous construisons patiemment depuis 15 ans, est un changement radical de méthode.
Dans les opérations BIMBY, BUNTI et BAMBA :
✼ les habitants deviennent les maîtres d’ouvrage de leurs propres projets d’habitat,
✼ et la collectivité, le chef d’orchestre de centaines de micro-projets portés par ses habitants.
Par le travail de Villes Vivantes :
✼ Les habitants ne sont plus consultés — ils décident pour eux-mêmes ;
✼ Ils ne répondent plus à des enquêtes — ils font construire selon leurs besoins ;
✼ Ils ne sont plus sensibilisés à la sobriété foncière — ils densifient parce que cela fait sens dans leurs projets de vie ;
✼ Ils ne sont plus en demande d’espaces verts — ils plantent, jardinent, pour le plaisir.
Par notre travail, toujours :
✼ Les collectivités ne sont plus les dernières au courant des projets de leurs habitants — elles les anticipent ;
✼ Elles ne sont plus vues comme un pouvoir d’empêchement qui génère des frustrations — elles aident et elles accompagnent, avant d’instruire ;
✼ Elles ne sont plus impuissantes face aux enjeux climatiques et sociaux — elles ont désormais avec elles de nouveaux leviers : les milliers de projets portés par leurs habitants.
En somme : les habitants ne sont plus seulement des riverains, ou de simples pétitionnaires en demande d’une autorisation d’urbanisme — ils sont les nouveaux partenaires opérationnels et essentiels de la collectivité dans son grand projet écologique, territorial, et social.
Dans l’urbanisme organique, tel que le pratique Villes Vivantes, les collectivités et les habitants font équipe.
Opérer
L’opérateur qui permet à la collectivité de coopérer, de faire équipe avec des centaines, des milliers d’habitants chaque année, sans s’emmêler les pinceaux, c’est Villes Vivantes.
Nous avons construit des savoir-faire, mis en place et testé des processus, élaboré et itéré des méthodes, et dessiné des tableaux de bord.
Nous avons construit un métier. Ou plutôt, un double métier :
✼ Celui de l’ « architecte incrémentaliste », concepteur et développeur de milliers de micro-projets portés par des habitants,
✼ Et celui, concomitant, de l’ « urbaniste pilote de flux », qui rend possible et fait levier sur ces milliers de micro-projets pour réaliser les objectifs des politiques publiques portées par la collectivité.
Ainsi,
✼ la réduction des émissions de gaz à effet de serre,
✼ l’arrêt de l’artificialisation de nouvelles terres naturelles, agricoles et forestières,
✼ l’adaptation des territoires et du patrimoine bâti au changement climatique,
✼ la végétalisation des villes et la protection de la biodiversité,
✼ la production d’une offre de logements diversifiée et bien située,
…ne sont plus l’affaire des seuls élus et de leurs services.
Par le travail de Villes Vivantes, ces grandes politiques, ces grands objectifs deviennent concrètement l'affaire de tous les habitants.